La dysphasie, c’est…

Selon la définition de l’Association québécoise des neuropsychologues, la dysphasie concerne le développement du cerveau, c’est donc est un trouble neurodéveloppemental qui touche soit l’expression ou la compréhension du langage. La dysphasie n’est pas causée par une déficience intellectuelle ou auditive. Elle apparaît au cours du développement de l’enfant et persiste à l’âge adulte. C’est un handicap permanent et non visible, et donc très méconnu du public. Au Québec la prévalence de la dysphasie est estimée à 9,4 % des enfants de 5 à 15 ans, selon une étude de Elin Thordardottir, de l’Université McGill. Par ailleurs, selon l’« Essai de recherche dans le cadre de la maîtrise en orthophonie, UQTR, avril 2015 Par : Julie Mongrain, supervisée par Bernard Michallet » , le trouble affecterait environ 7,4% des enfants d’âge préscolaire.

Qu'est-ce que la dysphasie?

Même si la composante la plus visible des impacts est un trouble du langage, la dysphasie est en fait un regroupement de déficits qui touche d’autres fonctions neurologiques telles que l’attention, la mémoire, la planification, l’organisation dans le temps et l’espace, la conceptualisation, les habiletés visuo-spatiales et la motricité fine et globale. Une évaluation de l’ensemble des fonctions neuropsychologiques de l’enfant  permettra de faire ressortir ses forces et de l’aider à surmonter les défis qu’il rencontre chaque jour.

Le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorder (DSM), l’outil de référence utilisé pour diagnostiquer les troubles neurodéveloppementaux, nomme les problématiques persistantes du langage « Troubles de la communication ». Parmi ces troubles de la communication, on retrouve cinq grandes catégories : le Trouble du langage, le Trouble de la parole et de la phonologie, le Trouble du bégaiement débutant dans l’enfance, le Trouble de la communication social-pragmatique, ainsi que le Trouble de la communication non-spécifié. 

« L’enfant vivant avec une dysphasie a soif d’apprendre mais il apprend différemment et surtout à un autre rythme. »

Il n’y a pas une dysphasie, mais bien des dysphasies. Selon l’âge et l’intensité du trouble, les personnes vivant avec la dysphasie peuvent manifester des difficultés très différentes les unes des autres. Dans le même ordre d’idées, elles pourront emprunter des chemins totalement différents. Certains, après un parcours scolaire plus ou moins long, réussissent leurs études supérieures, d’autres peuvent se sentir en échec dès le primaire et avoir du mal à intégrer les concepts liés au secondaire.

Les personnes vivant avec la dysphasie doivent être accompagnées afin de trouver leur voie et de participer pleinement à la vie sociale. En recevant une aide précoce et adaptée, elles trouveront leur place et pourront intégrer le marché du travail de façon harmonieuse. Cette intégration à la vie en société ne peut cependant se faire sans une éducation adaptée respectueuse des spécificités du handicap.

 

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